Vaincre ses ennemis :
La foret était silencieuse, calme. Aurélien aimait cet endroit. Il se sentait proche des forces de la nature et aimait s'y réfugier. Le jeune homme réfléchissait. Il essayait de trouver une stratégie pour vaincre ses fréres et reprendre son trône. Même avec sa plus grande armée, il n'arriverait jamais a les terrasser comme il le fesait avec tant d'autres. D'ordinaire ses adversaires étaient " faciles" à battre. Mais cette fois ci, il s'agissait de Sotto et Klai. Tout deux trop puissants pour être vaincus par une armée de mortels. Avec des centaines de mages a ses pieds, Sotto allait le terrasser a coup sur , quand a Klai, Satan était de son coté. Assis sous un chêne, Aurélien regardait les feuilles tomber des arbres en se disant que l'hiver approchait. Il se fesait tard et l'obscurité commençait a noyer la valée.
- Il est temps de rentrer mon cher Kester ! Lança t il a sa monture
D'un gris splendide, l'étalon était en train de se rafraîchir prés de la rivière. Aurélien l'enfourcha en quelques secondes et partit au galop vers le nord ou se trouvait son château. Plus il descendait vers le sud et plus le temps était sec et chaud. Franchissant plusieurs rivières, il traversa de magnifiques paysages avant d'arriver a Brax.
Le jeune guerrier avait beau le voir tout les jours, a chaque fois il s'émerveillait de la résistance de ce bâtiment. Depuis des années, il avait connu plusieurs guerres, des centaines de siéges, et il n'avait eu besoin d'être restauré qu'une fois.
Arrivant aux alentours quelques minutes plus tard, il vit distinctement une troupe de Cinq cavaliers arriver vers lui. Leurs visages qui paraissaient sévères au départ devinrent plus amicales lorsqu'ils reconnurent leurs chef.
- Seigneur ! clama l'homme qui chevauchait en tête. Un de vos général vous fait demander. Nous vous avons cherché toute la journée.
- Navré, répondit le jeune homme, j'avais besoin d'être seul.
Raccompagnant leur chef, les soldats firent la route jusqu'a la cour de la forteresse sans dire mot.
Quelques temps plus tard, une fois que les chevaux furent descellés et Aurélien changé; il alla a la rencontre du général qui voulait le voir. Traversant la moitié de l'aile droite, il se rendit dans la bibliothèque ou l'attendait l'homme. En entrant, il remarqua un homme arriver vers lui. Seulement, Aurélien ne conaissait pas cet homme. Il avait pourtant en mémoire les visage de tous ses guerriers gradés. L'homme était assez grand, portait des cheveux cours, bruns et avait des épaules carrées. Son visage creusé par la vieillesse rappelait vaguement a Aurélien celui de son père.
- Seigneur, déclara t il en se courbant, je suis venus vous trouver car j'ai un message pour vous.
Aurélien haussa un sourcil.
-Qui êtes vous pour commencer ?
- Je m'appelle Hadric, je suis chef d'une armée qui comprend une centaine d'hommes. Il y a quelques jours, nous étions en route pour votre forteresse lorsque les hommes de votre frère nous ont barrés la route.
- Lequel de mes fréres ? demanda Aurélien
- Votre cadet, me semble t il.
Klai. Aurélien savait qu'il ne lui laisserait aucun répit jusqu'a ce qu'il l'ait trouvé et tué.
- Nous leurs avons tenu tête, reprit Hadric, ils n'ont mis que peu de temps a nous terrasser en raison de leur nombre bien supérieur au notre. Les quelques soldats qui sont encore en vie se sont enfuis dans la foret.
-Qu'attend tu de moi ? demanda le jeune chef en sachant que ce chevalier n'était pas venu le trouver pour rien.
-J'aimerai que vous m'aidiez a rassembler ces soldats. Si jamais quelques solitaires étaient capturés, je crains qu'il ne révèlent l'emplacement de votre forteresse en cédant sous la torture. Ainsi votre frère pourrait vous attaquer et cela me déplairait fort de le voir sur le trône a votre place.
- Mais vous, fit alors Aurélien, comment saviez vous que mon domaine se trouvait ici ?
- J'ai reçu un message d'un de vos chevalier qui me demandait de l'aide.
-Qui donc ?
- Un certain Arys.
Aurélien conaissait bien ce chevalier. C'est lui qui lui avait enseigné l'art du combat et le jeune homme avait toute confiance en lui.
-Dans ce cas soit le bienvenue. Je t'aiderai.